Mercredi 28 octobre

Sondage à Metz : transparence sur une hypothèse qui pose question

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Récemment viàMirabelle et Le Républicain Lorrain ont commandé à l’IFOP un sondage sur les intentions de vote pour les municipales à Metz. Un sondage qui pose question et qui impose une mise au point.

Le sondage concernant les élections municipales de Metz est sorti le 6 février dernier. Les deux médias étaient tombés d’accord sur 4 questions à poser aux électeurs messins et non sur 5. Cette cinquième et dernière question – l’hypothèse d’une triangulaire entre François Grosdidier, Françoise Grolet et Xavier Bouvet associé à Richard Lioger – n’a pas été sollicitée. Pire, alors que l’IFOP l’a testée pour son propre compte, les résultats de cette question n’ont jamais été communiqués ni à viàMirabelle ni au Républicain Lorrain. Comme Le Républicain Lorrain, viàMirabelle regrette à la fois le manque de transparence de la part de l’IFOP et les accusations portées par à l’encontre de la neutralité des médias. ViàMirabelle ne soutient aucun candidat et entend poursuivre la couverture de cette campagne pour les municipales avec neutralité et professionnalisme.

Jérôme BERGEROT Directeur Général  et Directeur de l’Information ViàMirabelle

Ci-dessous l’article de Sébastien GEORGES, Rédacteur en chef du Républicain Lorrain:
Sondage à Metz : Le Républicain Lorrain Vià Mirabelle : Fact Checking

Les réseaux sociaux et les colistiers des équipes de Xavier Bouvet et Richard Lioger se sont enflammés vendredi à propos du sondage commandé et publié par Le Républicain Lorrain et ViàMirabelle sur les municipales à Metz. Une information n’aurait pas été publiée et volontairement dissimulée par le Républicain Lorrain et ViàMirabelle pour favoriser François Grosdidier.  Il s’agirait d’une hypothèse de second tour que nous n’aurions pas communiqué alors qu’elle plaçait Xavier Bouvet, associé à Richard Lioger, en tête pour être le futur  maire de Metz. Ce scenario s’appuyait sur la fusion des équipes des deux candidats du premier tour et donnait 43  % à cette nouvelle liste contre 41 % à François Grosdidier et 16 % à Françoise Grolet.

Le Républicain Lorrain et ViàMirabelle n’ont jamais évoqué ce résultat car ils n’en ont jamais eu connaissance. Pourquoi alors que nous avons commandé  ce sondage ?

Retour en arrière. En janvier, Le Républicain Lorrain et ViàMirabelle s’associent pour travailler sur un sondage dans le cadre de la passionnante bataille pour la succession de Dominique Gros. Les équipes des deux médias travaillent sur le schéma du sondage avec l’institut Ifop sélectionné pour mener l’étude. Institut reconnu et retenu par de nombreux autres médias pour mener ces enquêtes.

Le Républicain Lorrain et ViàMirabelle avaient commandé 4 questions à l’IFOP. Le 6 février, nos deux médias publient donc les résultats de ce sondage sur l’élection municipale de Metz sur la base du document livré par l’IFOP. Une photographie plus d’un mois avant la date du scrutin. Les intentions de vote au 1er tour placent en tête François Grosdidier (29 % devant Xavier Bouvet (20 %), François Grolet (18 %) et Richard Lioger (11 %), les enjeux déterminants du vote mettent en avant le développement économique et l’emploi et deux hypothèses de second tour donnent François Grosdidier, vainqueur dans les deux cas, devant Xavier Bouvet et François Grolet.

La troisième hypothèse, qui fait débat depuis ce vendredi sur les réseaux sociaux et dans le microcosme politique messin, n’est pas communiquée aux rédactions du Républicain Lorrain et de ViàMirabelle. Et pour cause, elle a été réalisée en marge du sondage à l’initiative seule de l’IFOP et sans concertation avec les commanditaires du sondage.

L’IFOP a réalisé lors de la même enquête (entre le 27 et le 30 janvier) un test sur une autre hypothèse de second tour, celui d’une triangulaire entre François Grosdidier , François Grolet et Xavier Bouvet associé à Richard Lioger. Le Républicain Lorrain et ViàMirabelle n’ont donc pas eu connaissance de ce test et surtout ne l’ont pas demandé. Son résultat ne nous a pas été communiqué dans la notice technique fournie par l’IFOP. En revanche, chaque sondage doit faire l’objet d’une communication par l’institut auprès de la commission des sondages. Et dans le document envoyé à la commission nationale, cette question figure ce qui n’est pas le cas des enjeux déterminants. La direction de l’IFOP reconnait avoir réalisé cette enquête de sa propre initiative et en marge du travail demandé par Le Républicain Lorrain et ViàMirabelle. « C’est une initiative personnelle de l’IFOP pour tester une autre hypothèse dans le cadre des études sur les tendances nationales du vote. C’est assez courant de tester d’autres questions que celle demandées par les partenaires. Cette enquête privée n’aurait pas dû apparaitre dans le document communiqué à la commission nationale. Le Républicain Lorrain et  ViàMirabelle n’en ont pas eu connaissance et ne pouvait donc pas en parler. Il y a eu une erreur dans la communication faite à la commission. Nous avons d’ailleurs demandé à ce que le document soit corrigé », explique Frédéric Daby, un des dirigeants de l’IFOP.

Le Républicain Lorrain et ViàMirabelle regrettent vivement cette erreur de l’IFOP et son comportement qui portent atteinte à leur crédibilité. Nos médias ne soutiennent aucun candidat et n’ont aucune intention d’influencer le vote. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons aussi choisi de publier une enquête sur le climat électoral de Metz, comme dans d’autres villes, plus d’un mois avant l’élection. SI nous avions eu connaissance de cette troisième hypothèse nous en aurions évidemment fait état. Nous l’aurions commenté et nous aurions fait réagir les candidats sur le sujet.

Nous continuerons à suivre cette élection à Metz comme dans les autres communes avec le plus grand sérieux et la plus grande neutralité afin de permettre à chaque électeur de se prononcer librement en étant informé le plus précisément possible.

Sébastien GEORGES, rédacteur en chef du Républicain Lorrain

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