Mardi 20 octobre

Coronavirus : le CHRU de Nancy va traiter certains patients avec de la Chloroquine !

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Le CHRU de Nancy va administrer de la Chloroquine à certains de ses patients infectés par le covid-19 comme d’autres établissements en France. C’est le maire Laurent Hénart, également président du conseil de surveillance de l’hôpital, qui l’a annoncé.

La Chloroquine est depuis quelques jours sur toutes les lèvres. Cet antipaludéen serait un possible traitement pour faire face à la crise sanitaire mondiale qui sévit en France. Plusieurs établissements ont décidé de s’en servir comme à l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection de Marseille, à l’hôpital Bichat de Paris, au CHU de Nice, au CHU de Strasbourg ou au CHRU de Nancy.

L’établissement hospitalier nancéien a décidé de participer au protocole expérimental Inserm intitulé Discovery « avec pour but de travailler sur l’ensemble des thérapies possibles pour soigner les malades du Covid-19 », a déclaré Laurent Hénart, l’édile de la cité ducale, dans des propos rapportés par le site Lorraine Actu. Il y a d’autres thérapeutiques expérimentales testées : le remdemsivir ou encore le lopinavir en combinaison avec le ritonavir.

Le CHR Metz-Thionville a lui aussi choisi d’être pragmatique et de participer à l’essai national pour faire avancer la recherche, comme l’explique à ViàMirabelle Sébastien Gette, chef du service de réanimation du CHR. « On veut tous croire à des traitements qui marchent mais la réalité elle est souvent inverse. Dans un protocole d’étude, on va inclure des patients qui auront certains médicaments et à la fin de l’étude, on aura des réponses sur les médicaments efficaces, pas efficaces ou même dangereux ». 

Au total, ce sont 800 patients français qui vont participer à cet essai clinique alors que sept autres pays sont dans la boucle, dont la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume uni, l’Allemagne et l’Espagne. « L’analyse de l’efficacité et de la sécurité du traitement sera évaluée 15 jours après l’inclusion de chaque patient », précise l’Inserm.

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